Gauthier Capuçon dans le concerto de Dvorak

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Franck10e
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Gauthier Capuçon dans le concerto de Dvorak

Message par Franck10e » jeu. sept. 01, 2005 7:09 pm

:D Gauthier Capuçon et son Mateo Goffriler au Théâtre des Champs Elysées à Paris le dimanche 11 septembre 2005 à 17 heures dans le concerto de Dvorak. A ne pas manquer, il y a même des places pas cher du tout. Une bonne idée pour finir le week end. Qui y va? (à part moi)

Madame Irma
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Message par Madame Irma » lun. sept. 12, 2005 10:55 am

j'y suis allée ; c'était mon premier dvorak live et j'ai presque été déçue car j'en attendais... je ne sais pas, que le ciel s'entreouvre et que des éclairs illuminent la salle??? :shock: :D
Vous en avez pensé quoi?

Di Steph
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Message par Di Steph » lun. sept. 12, 2005 11:55 am

Je l'ai trouvé assez bien, mais j'ai été un peu dérangé par son vibrato excessif. Il y a eu des changements de tempo audacieux...
C'était intéressant de le voir dans la 1ère page du concerto qui est celle qui laisse le plus de marge de manoeuvre d'interprétation, si bien que tout le monde la fait assez différemment. Du coup il ne faut pas idoliser la première écoute "live", car les CDs font qu'on s'habitue rapidement à une version et il faut donc être prêt à entendre d'autres choses.
Question technique, sa main gauche en positions au pouce est très oblique (en arrière), mais bon ça a l'air de marcher pour lui :-) J'ai été impressionné par sa main droite, aussi, qui résulte en une pâte sonore liante, à moins que ce ne soit le Goffriler :-).

Tiens, je viens de voir qu'il seconde ou remplace Michel Tournus en directeur de collection "Violoncelle" des éditions Billaudot.

Magnifique Schéhérazade, hier aussi. Le premier violon de l'OFJ m'a impressionné.

Notez aussi que Marc Coppey reprend le Dvorak à la session d'hiver de l'orchestre, c'est-à-dire vers Décembre.

Madame Irma
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Message par Madame Irma » lun. sept. 12, 2005 12:09 pm

En ce qui me concerne je suis toujours très influencée par la première version entendue (sur CD, en général); pour peu que je l'écoute fréquemment, tout changement de tempo ou de style me paraitra une hérésie!! mais je me soigne, enfin j'essaie d'être plus ouverte (du coup j'ai trois enregistrements des concertos de haydn, et je pense commander celui de gautier capuçon justement...). D'ailleurs, bien qu'ayant découvert Kol Nidrei par J. Du Pré, je préfère maintenant l'enregistrement de Tortelier.

Je ne voyais pas super bien comment il faisait car la plupart du temps il y avait casadeus devant :x (j'étais sur le côté), dommage.

"Le premier violon de l'OFJ m'a impressionné"
moi pas vraiment mais bon je ne connais pas suffisamment l'instrument pour être impressionnée! là encore je me soigne et je vais écouter des sonates de Brahms par... renaud capuçon! dans 2 semaines, encore au TCE (quelle originalité, n'est-ce pas!! :wink: ). Comme j'adore les sonates de Brahms pour cello, j'ai eu envie de découvrir celles pour violon.

Di Steph
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Message par Di Steph » lun. sept. 12, 2005 4:15 pm


Madame Irma
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Message par Madame Irma » lun. sept. 12, 2005 4:45 pm

merci!

cécile
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Message par cécile » mar. sept. 13, 2005 10:57 am

moi j'avais vu Gautier Capuçon en avril au théâtre du Chatelet et j'avais vrt bcp aimé sont interprétation de la sonate en mi mineur de Brahms, ms c'est vrai que par contre j'avais eu du mal à "rentrer" dans le premier morceau qu'il avait joué (une sonate de Beethoven), ms je pense que c'est parce qu'il faut comme une sorte de "tps d'adaptation" pour pouvoir apprécier pleinement ensuite (enfin c'est surement pas pareil pr tt le mde, ms moi je le ressens svt comme ça) .

Madame Irma
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critique du Fig

Message par Madame Irma » mer. sept. 14, 2005 11:57 am

L'orchestre des jeunes aura été particulièrement à la fête en ce début de saison. Vendredi, il a joué dans l'auditorium de Dijon ; dimanche, il se produisait au Théâtre des Champs-Elysées dont l'acoustique vient d'être rénovée. Des conditions exceptionnelles pour une jeune phalange placée pour deux ans sous la baguette expérimentée, amicale et exigeante de Jean-Claude Casadesus qui succède à Jesus Lopez Cobos à ce poste. Le programme choisi a permis dans les deux cas de mettre en évident l'étonnante maturité d'un orchestre dont les membres frais émoulus du conservatoire national ou des conservatoires régionaux ont entre 16 et 24 ans.


Schéhérazade de Rimski-Korsakov joué tant à Dijon qu'à Paris, rarement donné parce que «trop difficile» comme le constate Casadesus, met à l'épreuve les compétences techniques des instrumentistes, le violon, bien sûr, mais aussi le violoncelle, la harpe, la clarinette, le hautbois. Une façon de jauger la qualité de l'enseignement prodigué dans les écoles françaises.


Deux mois de répétitions à Dijon, havre de l'orchestre depuis 2001, sous la férule de Jean-Claude Casadesus, ont façonné une homogénéité dont certaines phalanges plus huppées pourraient s'inspirer. Le directeur musical de Lille a composé un programme qui met en valeur toutes les qualités d'une formation symphonique : les Métaboles de Dutilleux et l'ouverture d'Oberon de Weber, à Dijon ; Schéhérazade et le concerto pour violoncelle de Dvorak, à Paris. Dans cette oeuvre, le soliste, Renaud Capuçon, a peine plus âgé que les membres de l'orchestre, a montré la rondeur et la puissance de son archet sur un instrument du facteur vénitien Domenico Montagnana. Là encore, une des plus éclatantes réussites d'une école française de violoncelle. Les aînés, Gendron, Navarra et autres Fournier et Tortelier ont magnifiquement su transmettre leur science et leur humanisme.


Créé il y a vingt-trois ans par le ministère de la Culture, l'Orchestre français des jeunes est aujourd'hui également soutenu par Mécénat Société générale qui rend possible la poursuite de l'expérience. En choisissant cette année Jean-Claude Casadesus, l'orchestre renoue avec une direction française. Jérôme Kaltenbach, Sylvain Cambreling, Emmanuel Krivine, à de nombreuses reprises, avaient également occupé ce poste qui avait été attribué, depuis 1992, à Marek Janowski, puis à Jesus Lopez Cobos.


Avant de subir la férule de leur chef, les jeunes postulants sont sélectionnés par concours dans les conservatoires à tous les niveaux. Le concert d'hier à Paris, marquait la fin de la tournée d'été. Les jeunes musiciens se retrouveront, toujours sous la baguette de Jean-Claude Casadesus, le 21 décembre, à Dijon, pour interpréter Le Sacre du printemps de Stravinsky. Une autre façon de montrer leur talent.


Aussi enthousiaste que ses protégés, Jean-Claude Casadesus n'a qu'un seul regret, le nom de l'orchestre qui fait penser que la formation est une école alors qu'elle est déjà un orchestre de vrais musiciens.

Orchestre français des jeunes : 01.56.40.49.45 et http://www.ofj.fr

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