Revue n° 22 - Février 2007

SOMMAIRE

  • Editorial
  • La Master classe d'Anner Bylsma
  • Le Coin des écrivains
  • Le Trio Wanderer, entretien avec Raphaël Pidoux
  • Les Secrets du réglage (suite), entretien avec Pierre Caradot
  • Le Coin des enfants
  • Le violoncelle Theremine
  • Les violoncelles de Stradivarius: le Saint Senoch
  • Rencontre avec Henri Joubert
  • Le Coin des amateurs : De la guitare au violoncelle
  • Professeur ou établissement ?
  • Informations
  • Courrier des lecteurs
  • Disques
  • Répertoire
  • Nam-June Palk, artiste vidéo
  • Violoncelle et cinéma (suite)

EDITORIAL

Trois mois de la vie de l'AFV

L'AFV a célébré son sixième anniversaire le 16 décembre dernier au Conservatoire National de Paris à l'occasion du second hommage que nous avons rendu à Pierre Fournier grâce à Philippe Muller, qui, au nom de notre association, a coordonné un superbe concert. A côté d'autres invités, les quatre professeurs de violoncelle du CNSM, à savoir Jean-Marie Gamard, Philippe Muller, Roland Pidoux et Michel Strauss, se sont succédés pour interpréter des oeuvres de notre répertoire, manifestation collective qui traduit la bonne ambiance qui règne aujourd'hui dans un établissement où il fut un temps où certains professeurs de violoncelle détournaient la tête lorsqu'ils rencontraient un collègue.

Plus récemment, notre association a invité Anner Bylsma au « Conservatoire de la rue de Madrid » pour y donner un master classe, dont nous rendons compte aujourd'hui. Dans le même espace de temps, nous avons publié les numéros 21 et 22 de notre revue, et notre site internet www.levioloncelle.com a été mis à jour par Lorill, l'un de nos adhérents strasbourgeois, qui a eu la gentillesse d'actualiser la page d'accueil, de mettre en ligne des extraits des derniers numéros de notre revue, de mettre de l'ordre dans nos liens, et, en collaboration avec Gilles Romiguière, de réorganiser les différentes rubriques de notre forum, visité par un nombre de plus en plus impressionnant d'internautes : c'est ainsi que 18 770 visites ont été enregistrées en janvier 2007, contre 10 516 en mars 2006, soit une moyenne journalière de 605 contre 339. Merci et bravo à tous ceux qui le font vivre.

Et ce n'est pas tout ! Du 16 au 18 mars prochains, nous nous apprêtons à tenir un stand à Musicora, au Carrousel du Louvre (voir p.18), où nous organiserons un concert.

J'espère que ce petit aperçu de la partie visible de l'iceberg du travail effectué à titre bénévole par notre toute petite équipe vous incitera à venir nous encourager le 17 mars à l'occasion de notre assemblée générale, au cours de laquelle chacun sera invité à s'exprimer s'il le souhaite et à proposer d'entrer dans notre bureau si il ou elle est prêt(e) à mettre la main à la pâte. Dans ce cas, merci de nous le faire savoir en nous contactant à l'avance.

J'ajoute que plus de mille personnes ont adhéré à l'AFV depuis sa création, mais que, souvent par négligence, un certain nombre ont cessé de régler leur cotisation annuelle. Merci à vous tous de nous renvoyer un petit chèque avec le bulletin de soutien pour 2007 que nous joignons à ce numéro 22 de notre revue, en vous souvenant que votre participation constitue notre seule ressource financière. Plus vous le ferez vite, plus vous allégerez notre travail en nous épargnant des lettres de rappel. Au nom de VOTRE association, je vous en remercie à l'avance.

Michel Oriano


LA MASTER CLASSE D'ANNER BYLSMAS

Invité par l'AFV, Anner Bylsma a fait le 9 février une master classe magistrale au CNR de Paris. Ainsi que l'a déclaré Raphaël Pidoux, qui enseigne dans cet établissement : « Bylsma a donné avec panache son éclairage sur les suites qu'il a tant explorées... Son humour et sa sympathie pour la France ont contribué à la réussite de cette rencontre. Ce qui m'a surtout frappé, c'est son point commun avec Starker concernant la respiration à l'intérieur d'une phrase, l'importance du «temps», le fameux «tactus», et la manière dont il faut articuler pour rendre une phrase intelligible ». Plusieurs internautes ont également donné leurs impressions sur le forum du site internet de notre association www.levioloncelle.com, comme par exemple Yayamo qui écrit : « J'ai énormément appris de sa manière d'aborder Bach... Par exemple: au delà de la polyphonie et du repérage des voix qui se répondent, se poser constamment la question: dans tel ou tel passage, les voix parlent-elles ou bien chantent-elles? Si elles parlent, avec quelle intonation, où est l'accent dans la phrase, où faut-il respirer? »

Après quelques mots rédigés par Mathieu Fontana, qui a coordonné cet événement, nous livrons à votre réflexion quelques uns des propos du maître adressés à tel ou tel des douze étudiants qui ont joué devant lui, suivis d'un extrait de son livre « Bach, le stratège de l'archet ». (voir pp.4-5)

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UNE MASTER CLASS N'EST PAS UNE LEÇON, car vous jouez pour le professeur, mais aussi pour le public, ce qui est fondamental, car il faut toujours avoir à l'esprit que jouer, c'est à la fois se trouver soi-même, et communiquer à autrui ce que l'on trouve en soi-même,

Un BON violoncelliste joue BIEN de la main gauche ; un TRES BON violoncelliste joue TRES BIEN de la main droite... Je vous conseille vivement de travailler la main droite sans la main gauche, comme si vous étiez manchot.

TOUTES LES NOTES N'ONT PAS LA MÊME IMPORTANCE : ne pas « sur-jouer » ni embellir artificiellement telle ou telle d'entre elles. La beauté vient d'un ensemble : l'insignifiance, voire la laideur, de certains détails peuvent contribuer à la beauté de l'ensemble...

LA MUSIQUE DE BACH EST UNE MUSIQUE DAVANTAGE PARLÉE QUE CHANTÉE. L'allemande est un bon exemple de rhétorique musicale. L'interprète est un acteur et non un ventriloque. Le musicien ne doit pas parler avec sa main devant la bouche. Un acteur ne se bâillonne pas pour réciter du Racine ; suivez son exemple : faites parler votre instrument en pensant au public afin de communiquer avec les auditeurs.

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LE COIN DES ECRIVAINS

Instrument et corps

Quel musicien n'a pas rêvé de la virtuosité comme d'une scène magistrale où se jouerait, victorieusement, la domination, la possession ou la maîtrise de cette chimère dansante, de ce « soi » fugitivement sorti de sa menaçante réserve ? Car, peut-être encore plus qu'à un combat avec la matière inerte de l'instrument, la virtuosité musicale aurait affaire au corps à corps entre « je » et « soi », sur le mode de la conjuration : Ainsi de Liszt, qui écrivait : « Mon piano, ce qu'est au marin sa frégate, ce qu'est à l'Arabe son coursier, plus encore, car mon piano, jusqu'ici, c'est moi , c'est ma parole, c'est ma vie ; c'est le dépositaire intime de tout ce qui s'est agité dans mon cerveau aux jours les plus brûlants de ma jeunesse ;

c'est là qu'ont été tous mes désirs, toutes mes joies et toutes mes douleurs. Ses cordes ont frémi sous toutes mes passions, ses touches dociles ont obéi à tous mes caprices. » La virtuosité n'est ici rien d'autre qu'un théâtre de la domestication : réinstallant, après le combat et la conquête, le « je » dans sa maîtrise. Le corps du virtuose n'en sort pas recomposé, mais simplement glorifié. C'est lui, « je », qui imprime son sceau victorieux sur la matière qu'il informe ou insuffle, sceau victorieux sur la matière qu'il informe ou insuffle, comme pour effacer toute trace de « soi » tapi, là derrière...

Paul Szendy : Membres fantômes des corps musiciens ( éd. Minuit, pp. 12-13)


LE TRIO WANDERER

Entretien avec Raphaël Pidoux

Bonjour Raphaël. Depuis longtemps, nous avions l'intention de publier un entretien avec toi. Pour deux raisons, nous ne le faisons que six ans après la fondation de l'AFV. D'une part parce que tu ne voulais pas te mettre en avant du fait que tu faisais partie des membres fondateurs de notre association qui s'est toujours gardée de favoriser ceux qui y jouent un rôle actif. (Nos lecteurs ont sans doute noté que nous nous sommes toujours gardés de toute partialité). D'autre part parce que, voyageant sans cesse à l'occasion de tournées internationales, il n'est pas facile de te coincer pour bavarder un peu avec toi. Souvent, nous t'avons proposé un rendez-vous, et, au téléphone, tu nous réponds régulièrement : pas possible, car je suis à Berlin, à Tokyo, à Londres, à Rome, à New York, au Brésil, en Indonésie, etc. En français, on pourrait traduire « Trio Wanderer » par « Trio Globe Trotter », tant la formation à laquelle tu appartiens zigzague sans cesse de par le monde, où vous êtes invités, avec Vincent Coq et Jean-Marc Phillips, à donner des concerts.

Il t'arrive de donner des concerts en soliste. Mais tu consacres l'essentiel de ton travail au trio.

Au conservatoire, on ne peut pas tout faire à la fois, et, avant de « se spécialiser », il faut d'abord dominer son instrument. La musique de chambre et l'orchestre ne constituent que la cerise sur le gâteau. C'est peut-être pour cette raison qu' on avait supprimé le prix de musique de chambre, ce qui me semble exagéré. Mais je ne pense pas qu'il faille se spécialiser trop tôt.

La musique de chambre n'exclut pas d'autres activités, mais j'adore jouer avec un pianiste et un violoniste. Cette passion naquit lorsque, en 3ème cycle, j'ai travaillé avec des professeurs comme Jean-Claude Pennetier, Jean Hubeau, Menahem Pressler, les Amadeus, et d'autres, comme Janos Starker, que j'avais rencontré lors d'une Master-Class à La Roque d'Anthéron où il était artiste en résidence, avant d'aller travailler avec lui à Bloomington avec mes partenaires du trio.

N'éprouves-tu pas une certaine frustration du fait de t'être spécialisé dans ce répertoire particulier ?

Lorsque nous avons fondé le Trio Wanderer il y a une quinzaine d'années, nous avons découvert un répertoire fabuleux. Bien sûr, les compositeurs ont davantage écrit pour le quatuor. Mais, dès la fin de l'époque classique, la plupart d'entre eux ont également créé un grand nombre de superbes trios avec piano. Même si les trios de Mozart sont jolis mais peut-être moins gratifiants que ses quatuors ou ses quintettes, ceux de Haydn constituent de véritables perles, où la musique coule de source. Avec Beethoven, dès les premiers opus on a affaire à des chefs d'oeuvre absolus, et, avec les suivants, le rôle du violoncelle se développe jusqu'à devenir aussi essentiel que celui de ses partenaires.

Par la suite, jusqu'à la seconde école de Vienne, on a vu éclore une floraison de chefs d'oeuvre qu'on ne se lasse jamais de rejouer. A l'inverse du déchiffrage, rejouer une oeuvre que l'on connaît par coeur suscite un plaisir dénué d'angoisse. En travaillant seul ou avec ses partenaires, on apprend à digérer une pièce, et on ne se lasse jamais d'en parfaire l'exécution. Au risque de choquer certains de mes collègues, je dirai que, contrairement au piano ou au violon, le violoncelle ne peut difficilement s'envisager comme essentiellement un instrument soliste. Dans certains Concertos j'ai la sensation que le violoncelle est englouti. Il existe naturellement une pléthore de chefs d'oeuvre écrits pour notre un instrument, dont il m'arrive d'exécuter certains, mais, pour ma part, je ne pourrais pas me passer de musique de chambre. J'aime faire partie d'un groupe, ne pas me sentir isolé sur scène, trouver un équilibre, un compromis par rapport à mes partenaires. On reste plus facilement humble en équipe, loin du « People »... Aujourd'hui, il y a une tendance à se servir soi-même plutôt que le compositeur. Jadis, on se concentrait sur scène sans forcément vouloir plaire au public ; les sourires mièvres et une gesticulation abusive semblent faire partie maintenant de la panoplie complète du musicien ; on est loin de ce que nous donnait comme image Norbert Brainin (1er violon du Quatuor Amadeus), dont l'idée du musicien correspondait à celle du cithariste qui, dans un terrible brouhaha mélangé d'effluves du vin nouveau, jouait au fond de la taverne des hauteurs de Vienne, pour lui et pour Dieu...

Ceci est sans doute dû au fait que nous sommes entrés dans une civilisation où l'image, le visuel, sont omniprésents. Comment définirais-tu la spécificité du trio avec piano par rapport à la sonate ou au quatuor à cordes ?

La sonate n'est pas tout à fait de la musique de chambre. On est appelé à briller par rapport au piano, tout comme dans un concerto par rapport à l'orchestre. Dans un trio, il est inutile de jouer plus fort par réflexe : il faut demeurer sobre, laisser sa place au piano quand il le faut. Quant au quatuor, il exige davantage d'assiduité. Les quatre instruments doivent se fusionner en un seul, ce qui implique des heures et des heures de travail collectif quotidien. A l'inverse, un trio est constitué de trois solistes et la liberté de mouvement individuel est donc plus facilement conservée.

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LES SECRETS DU REGLAGE (suite)

Entretien avec Pierre Caradot


Pierre Caradot dans l'atelier d'Étienne Vatelot d'Europe

Quand un musicien essaie un instrument neuf, pensez-vous qu'il va évoluer en étant joué ?

Quand le bois n'a jamais vibré, il faut quelques jours pour que l'instrument se mette en place et trouve son équilibre. Mais ceci ne prend pas beaucoup de temps. Je ne suis pas d'accord avec ceux qui prétendent qu'un instrument moderne « sonne vert », mais qu'il sera bien dans dix ans. Il faut qu'il se mette en place, tout comme un instrument ancien qui serait resté longtemps dans un grenier sans avoir été tendu ni joué. Mais la remise en place ne prend que quelques jours, ou quelques semaines.

Les surfaces d'un violoncelle étant plus larges que celles d'un violon, l'instrument travaille davantage et au bout d'un mois, il faut généralement changer l'âme qui est devenue trop courte. Mais ce violoncelle a déjà ses caractéristiques propres. Quand un musicien essaie un instrument, rien n'est plus redoutable que de l'entendre dire qu'il a un fort potentiel.

C'est très dangereux lorsqu'il s'agit musicien qui achète un instrument ancien dans l'espoir de trouver des qualités qu'il n'entend pas. Il risque de déchanter au bout de quelques années. Si on n'entend pas ce qu'on cherche dans un instrument, mieux vaut le laisser à quelqu'un d'autre. Comme le disait Monsieur Vatelot, il y a un instrument pour chacun et chacun pour un instrument.

Il n'y a pas d'instruments mauvais en soi. Si on aborde la question conflictuelle des anciens et des modernes, il faut toujours se poser la question de savoir pourquoi on veut un ancien. En règle générale, on peut dire que le temps a opéré son oeuvre de sélection : les mauvais instruments ont disparu alors que les meilleurs ont continué à être joués, notamment par les très bons musiciens. Au contraire, parmi l'immense quantité d'instruments neufs, il appartient au musicien de faire son choix, le temps n'ayant pas eu le temps de faire le tri.

Un mot sur les instruments chinois, qui déferlent aujourd'hui sur le marché ?

Il y a quelques années, avec des confrères, nous avons poussé un cri d'alarme, parce que nous craignions de participer à la commercialisation de ces objets, et à l'exploitation d'ouvriers très mal payés pour effectuer ce travail. J'ai changé d'avis, et je pense que si nous aidons les Chinois à vivre mieux, ils acquièreront une protection sociale. Et puis, aujourd'hui, en Occident on ne trouve plus d'instruments d'étude à des prix raisonnables, ce qui, dans certaines couches sociales, obère l'apprentissage des instruments du quatuor à cordes. C'est donc un plaisir de constater que l'on peut enfin proposer des instruments neuf de qualité correcte à des prix plus abordables (1 000 à 1 500 euros pour les violoncelles). J'espère sincèrement que ceci contribuera à développer la pratique amateur.

Les Chinois importent l'épicéa, et disposent sur place d'un d'un érable particulier, très semblable au nôtre. La qualité de leur travail progresse de façon spectaculaire. Il y a environ 400 ateliers en Chine, mais contrairement à l'Europe, il ne s'agit pas véritablement d'artisanat, mais d'un travail à la chaîne où chacun fabrique à la main une partie de l'instrument. Ce qui commence à brouiller le paysage, c'est qu'ils livrent parfois des instruments « blancs », que des luthiers occidentaux se contentent de vernir, puis les signent sous leur propre nom, lorsqu'ils les jugent de qualité suffisante.

N'est-il pas choquant de voir des instruments signés, alors qu'ils ont été fabriqués à la chaîne ?

D'une certaine manière, cela s'est toujours fait. Par exemple, Vuillaume avait une cohorte d'ouvriers dont il guidait et supervisait le travail. Mais quand on reconnaît la main de Barbé ou de Luppo dans un Vuillaume, qui en est vraiment l'auteur ??? On a décidé que c'était celui qui supervisait le travail qui signait, mais ceci n'est qu'une convention.

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LE VIOLONCELLE THEREMINE

par Fabienne Ringenbach

Le Violoncelle Thérémine, parfois nommé "fingerboard theremin", appartient à une famille d'instruments électroacoustiques inventés en 1930 par le Russe Lev Sergueïevitch Termen, connu sous le nom de Léon Theremin. Né en 1896, celui-ci étudia l'astronomie, la physique, le piano, puis la composition et le violoncelle au Conservatoire de sa ville natale de Saint-Petersbourg, où il poursuivit des recherches sur les oscillateurs électriques. Dès 1917, il élabora un premier instrument de musique, le Theremin Vox, un prototype qui évolua jusqu'à la version exposée en 1920 à la Foire Industrielle de Moscou. Le son est commandé par les gestes des mains du musicien, sans qu'il n'y ait aucun contact physique de l'instrumentiste avec l'instrument. La combinaison des mouvements des deux mains par rapport aux deux antennes permet à gauche le contrôle du volume et de l'expression, et à droite celui de la hauteur (fréquence) des notes. Le Thérémine disposant d'un seul oscillateur, monophonique, on peut modifier son timbre et il possède une tessiture de cinq octaves. Le musicien peut réaliser aisément le glissando, le vibrato, les nuances ; les subtilités du jeu de l'archet se retrouvent dans la gestuelle de la main gauche et demeurent multiples. Léon Theremin évoqua un instrument dont on jouerait comme on dirige un orchestre.

Jouissant déjà d'une certaine notoriété, Léon Theremin fut invité au Kremlin pour une démonstration devant Lenine en personne. Pianiste diplômée, la secrétaire de ce dernier lui proposa de l'accompagner au piano ; ils répétèrent en attendant Lenine qui était à un meeting. Ils jouèrent "l'Alouette", une pièce de Glinka que le dirigeant appréciait particulièrement.

Après avoir applaudi Léon Theremin, Lenine voulut essayer lui aussi de jouer : il commença, guidé par les mains de l'inventeur, puis poursuivit assez correctement tout seul la suite de la mélodie. Séduit par ce nouvel instrument, il en commanda six cents exemplaires destinés à être distribués dans le pays. L'inventeur entreprit ensuite une tournée mondiale, et devint ainsi l'un des ambassadeurs des nouvelles technologies soviétiques. En 1923, il fit la rencontre de Maurice Martenot (18981980), lui aussi violoncelliste, qui, en 1928, allait créer un autre instrument électroacoustique, les célèbres Ondes Martenot. Le premier concert de thérémine en France eut lieu Salle Gaveau et remporta un immense succès auprès du public et des médias. Il fut suivi d'une soirée exceptionnelle organisée à l'Opéra de Paris le 8 décembre 1927. Bien que restant très classique avec Schubert, Offenbach, Saint-Saëns et Scriabine, le programme annonçait « la musique des ondes éthérées ». On peut lire dans le journal Le Monde Musical : "Les appareils inventés par Theremin touchent aux limites du merveilleux. Ils ne donnent pas seulement la possibilité de faire de la musique par un simple mouvement des mains dans l'espace, mais ils permettent aussi à l'exécutant de donner au son produit le timbre des instruments à vent et à cordes les plus différents et même de la voix humaine, à volonté et à la perfection. Il s'agit d'une invention technique de la plus haute importance dont l'avenir peut se comparer à celui de la T.S.F. et du téléphone".

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LES VIOLONCELLES DE STRADIVARIUS

Un grand voyageur : le Saint Senoch (1698)

Fabienne Ringenbach poursuit ici la rubrique consacrée aux violoncelles de Stradivarius, qu'elle avait inaugurée dans le numéro 18 de notre revue. Elle en a profité pour poser quelques questions au luthier Claude Lebet, l'actuel propriétaire du « Saint Senoch ».

Voici la traduction de la notice concernant cet instrument dans le catalogue de l'exposition de Crémone de 2004, "I Violoncelli di Antonio Stradivarius" :

« Le Saint Senoch, réduit dans ses dimensions comme la majeure partie des violoncelles de format large de Stradivarius antérieurs à 1700, reste néanmoins un bel exemplaire du travail du maître. La date de fabrication généralement admise pour cet instrument est 1698. Cependant, Alfred Hill, un des plus grands experts, soutient qu'il s'apparente à la production de Stradivarius autour de 1690, et en particulier aux instruments des Medici qui se trouvent à Florence.

Un autre violoncelle de Stradivarius, l'Archinto de 1689, ressemble encore plus au Saint Senoch.

En 1860, Jean-Baptiste Vuillaume, le célèbre luthier français, acheta ce violoncelle ainsi que les autres instruments d'un quatuor de Stradivarius à Milan. Il affirme dans une lettre que ce violoncelle appartenait au quatuor du maître trouvé en Italie. Vuillaume réduisit la taille du violoncelle, qui fut ensuite acheté par un noble ou un officier russe. A la mort de ce dernier, le violoncelle fut acquis à Saint Petersbourg par un célèbre marchand, Mr David Laurie, qui l'emmena en Angleterre en 1876. Entre 1876 et 1877, Laurie céda le violoncelle au Londonien William Ebsworth Hill qui le revendit ensuite à un amateur.

En 1885, l'instrument revint chez W.E. Hill & Sons et fut alors racheté par Laurie. Alfred Hill, fils de William E. Hill, le lui remit personnellement à Paris. Au cours de la même année, le violoncelle fut acquis par un sénateur français, le marquis de Saint Senoch, dans le Antonio Stradivarius but de constituer un quatuor d'instruments de Stradivarius.

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RENCONTRE AVEC CLAUDE-HENRY JOUBERT

Toujours en quête de nouvelles partitions dans le cadre de mon enseignement en école de musique, j'ai eu, à plusieurs reprises, le plaisir de faire jouer des oeuvres de Claude-Henry Joubert à mes élèves. Au fil des portées, j'ai peu à peu imaginé ce compositeur ainsi : instrumentiste à cordes - passionné par le Moyen Âge et la poésie - érudit, gourmand et humoriste - "pédagogue progressiste". Pour en avoir le coeur net et à l'occasion de la parution de sa Méthode de Violoncelle, j'ai pris contact avec lui et je lui ai posé quelques questions auxquelles il a très chaleureusement répondu.
A vrai dire, j'avais bien vu!!!

Vos oeuvres sont très bien conçues pour notre instrument : vous êtes sans doute instrumentiste à cordes ?

Je suis altiste et, adolescent, j'ai également étudié la contrebasse à cordes.

Dans certaines de vos pièces, vous écrivez des textes (comme dans «Grégoire en visite») qui illustrent la musique : dans quel but ?

Les titres, textes, indications, commentaires, suggestions, qui figurent dans mes partitions pour les enfants, sont destinés à guider la compréhension, à faciliter l'analyse, à inciter l'élève à donner un sens à chaque note jouée.

Quel est votre avis sur l'apprentissage d'un instrument et le plaisir? Mes élèves aiment bien jouer vos compositions, elles ne sont pas rébarbatives... mais ludiques et néanmoins expressives.

La Bible prétend (Genèse III, 16-19) que le travail est une malédiction et notre société moderne semble vouer un culte aux vacances et aux congés ; pour ma part, je perçois le travail ­- et en particulier l'étude - comme un plaisir. Le plaisir d'étudier un instrument est différent pour chaque élève :

  • certains sont méthodiques et ordonnés, ils aiment répéter, construire, travailler avec soin gammes et exercices ;
  • d'autres sont fantasques, imaginatifs, ils aiment découvrir, inventer, improviser.
  • certains aiment le son, d'autres le rythme.
  • certains aiment comprendre et s'approprier, d'autres aiment exprimer, donner et montrer.
  • certains aiment l'archet, d'autres le jeu de la main gauche...
  • certains sont manuels, d'autres intellectuels, certains sont habiles, d'autres maladroits...

C'est le rôle du professeur de tenter de saisir les attentes de chaque élève et d'en jouer, afin de les augmenter pour les conjuguer. Je cherche, dans mes morceaux pour les enfants, à offrir de multiples "entrées" (techniques, musicales, historiques, poétiques, humoristiques...) susceptibles de séduire les uns et les autres.

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LE COIN DES AMATEURS

De la guitare au violoncelle.

Michel Dereymez a fait des études scientifiques et il est aujourd'hui dirigeant d'entreprise. Agé de 48 ans, il a abandonné la guitare, qu'il pratiquait depuis sa jeunesse, pour commencer le violoncelle il y a quinze mois. Au bout de si peu de temps, il lui reste naturellement un long chemin à parcourir, mais en l'écoutant, nous avons été étonnés de constater son excellente tenue d'archet, la justesse de son jeu, et sa capacité de changer de positions jusqu'à celles du pouce, que l'on n'acquiert généralement qu'après plusieurs années de travail, ce qui nous a induits à lui poser quelques questions.

Parle-nous d'abord un peu de ta pratique de la musique avant de te joindre au monde des « grands commençants » du violoncelle.

Pendant mon enfance, j'ai entendu mon père jouer du violon, instrument auquel je fus initié en restant à un niveau très faible, avant de le rejeter pendant ma crise d'adolescence. J'aimais pourtant beaucoup la musique, et, en 3ème, j'ai commencé à prendre des leçons particulières de guitare, avant d'entrer au Conservatoire de Grenoble, où j'ai acquis une formation très solide tant au niveau du solfège que de la pratique de mon instrument.

La guitare est un instrument méconnu, et pourtant très riche, varié, raffiné, délicat, qui jouit d'un vaste répertoire insoupçonné, allant du baroque au contemporain, en passant par les musiques d'inspiration traditionnelle de pays comme l'Espagne, l'Amérique Latine, etc.

Alors pourquoi l'avoir abandonnée pour le violoncelle ?

La guitare m'a procuré beaucoup de plaisir, et je continue à beaucoup en écouter. Mais pour répondre à ta question, je dirai que j'ai cessé de la pratiquer pour trois raisons :

  • d'abord, c'est un instrument difficile : faute de travailler suffisamment, mon niveau a baissé et je n'ai plus trouvé le même plaisir à en jouer ; je ne l'ai pas rejetée, mais j'en ai fait mon deuil, ce qui correspond à une étape de ma vie musicale ;
  • ensuite, la guitare est un instrument solitaire, qui ne se marie pas naturellement avec les autres instruments : grâce à son autosuffisance, on peut y prendre un plaisir solitaire, mais on risque de tourner en rond ;
  • enfin, c'est un instrument délicat, mais qui manque de puissance, avec des cordes assez peu tendues, et dont l'évolution technique n'a que partiellement compensé cette faiblesse, à la différence par exemple du violoncelle par rapport à la viole.

Un jour, ma femme, violoniste amateur qui fait beaucoup de musique de chambre, m'a demandé en plaisantant pourquoi je ne me mettrais pas au violoncelle. Je n'y avais pas pensé auparavant, mais je l'ai prise au sérieux. D'abord parce que c'est un instrument que j'aime beaucoup, moins insurmontable que le violon pour le débutant adulte, et dont la position est moins acrobatique ; de plus, le timbre du violon est facilement criard quand on en joue mal. Et aussi parce que je me suis dit qu'il serait plus facile d'aborder la musique de chambre en jouant la basse continue de petites oeuvres. C'est ainsi qu'au bout d'un an, j'ai pu me lancer dans des trios de Haydn, où la partie du violoncelle ne présente pas de difficultés.

La pratique de la guitare t'a-t-elle aidé ?

Pas pour l'archet, bien sûr. Mais d'abord, j'avais une solide formation de solfège, et plus largement musicale. J'éprouve d'ailleurs une vraie satisfaction à avoir « retrouvé » la lecture des clés, en particulier la clé d'ut que j'avais oubliée depuis 25 ans ! Et puis la longueur des cordes du violoncelle est la même que celle de la guitare, ce qui fait que les écarts sont pratiquement les mêmes ; contrairement à ce que je craignais, il ne m'a pas été difficile de jouer assez juste, malgré l'absence de frettes : après l'expérience de la guitare, mes doigts tombaient presque naturellement au bon endroit.

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PROFESSEUR OU ETABLISSEMENT ?...

par Frédéric Borsarello

La période des examens d'entrée dans les conservatoires vient de se terminer et chacun semble avoir trouvé « une place » dans un établissement, mais je dois dire qu'à la vue des stratagèmes développés par les étudiants, je suis extrêmement choqué et étonné par la façon dont certains font preuve pour « se caser ». En effet, plutôt que de chercher à choisir un pédagogue avec lequel ils devront passer plusieurs années, nombreux sont ceux qui ne pensent qu'à intégrer un établissement « en vue ». Bien sûr, on vise le meilleur dans le meilleur Conservatoire. Mais qu'est-ce que « le » meilleur professeur ? Excellent pour l'un, mauvais pour un autre. Les plus grands solistes ne sont pas forcément les meilleurs pédagogues, chez qui tant de qualités sont requises, à commencer par la compréhension du mécanisme de la sensibilité humaine qui requiert un long apprentissage!

Alors, comme on n'est pas sûr d'être reçu dans la structure prévue, on passe 2, 3, voire 4 concours d'entrée sans connaître l'enseignant chez lequel on se présente, et, s'agissant des établissements que l'on considère de « moindre importance », on se dit : « Ce sera une bonne répétition générale pour entrer dans le Conservatoire que l'on a choisi. Et puis, on ne sait jamais, si je ne rentre pas là où je veux aller, je serai toujours quelque part...» Dans de telles conditions, il arrive souvent que le jury perde son temps en refusant un élève qui repart déçu, pour en prendre un qui ne passait qu'une répétition générale, puisque s'il est pris ailleurs, il démissionnera (et souvent sans prévenir l'administration de ce départ).

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INFORMATIONS

Musicora et Assemblée générale de l'AFV

Comme chaque année depuis sa création, l'AFV tiendra un stand au Salon de la musique MUSICORA, au Carrousel du Louvre, du 16 au 18 mars prochain. A cette occasion, notre association a été sollicitée pour organiser un concert de violoncelles sur le thème de la virtuosité, le samedi 18 mars après midi (heure à confirmer).

C'est également le samedi 17 mars de 9 heures à 11 heures et demi que se tiendra dans la Salle Corps et Âmes du Carrousel du Louvre l'assemblée générale de notre association. Nous comptons sur la présence du plus grand nombre possible d'adhérents, qui seront bien venus à conseiller la petite équipe de bénévoles qui gère notre association, et, s'ils le désirent, à se joindre à elle.

N'oubliez pas que vous bénéficierez d'une entrée gratuite à Musicora sur présentation de votre convocation à notre assemblée générale. Vous pourrez en profiter pour visiter les quatre salles consacrées respectivement à la musique ancienne, à la lutherie (celle où l'AFV se tiendra), la facture instrumentale (pianos, orgues, vents...) et l'édition. www.musicora.net

Rencontres

  • Le 13 mai 2007, les organisateurs des Rencontres de Beauvais invitent un maximum d'étudiants de deuxième et troisième cycles à célébrer les 80 ans de Rostropovitch autour d'un énorme ensemble de violoncelles. Au programme : Suite de David Funk, 2ème mouvement des Bachianas de Villa Lobos, une création de Frédéric Boulard. Seront également interprétées toutes les oeuvres écrites sur le nom de Sacher dédiées à Rostropovitch.
  • Du 27 octobre au 4 novembre se déroulera la première Biennale du violoncelle à Amsterdam, à laquelle participeront des violoncellistes du monde entier, parmi lesquels figureront Anner Bylsma, Peter Wislewey, David Geringas, Natalia Gutman, Ralph Kirsbaum, Jean-Guilhen Queyras,etc. Il y aura aussi un concours de violoncelle.
  • Du 3 au 7 septembre, un groupe de violoncellistes professionnels, étudiants et amateurs travaillera à Casalmaggiore sous la direction de Rudolf Weinsheimer, ancien violoncellistes du Philharmonique de Berlin, dans le but de préparer le plus grand concert de violoncelles jamais organisé en Italie, et qui sera donné à Casalmaggiore et à Crémone.
  • Du 7 au 9 mars, la Texas Christian University organise pour la première fois une fête du violoncelle, avec concerts, présentation de livres, conférences et débats, master class et ateliers. Jesu Castro Balbi sera le directeur artistique de cet événement. www.cello.ctu.edu/cellofest/
  • L'association « L'Art en sort » nous informe d'un projet en cours avec Anne Gastinel pour un festival consacré au violoncelle en 2008.
  • En partenariat avec le Cello Club of Great Britain, la London Cello Society organise le 22 avril une journée du violoncelle à la Royal Academy of Music de Londres.

Concours

  • Le Concours international de violoncelle Paulo-Cello se déroulera en Finlande du 13 au 24 avril. Entre autres, le jury comprendra Arto Noras, Lluis Claret et Philippe Muller. (www.cellocompetitionpaulo.org).
  • Le Concours international de quatuor à cordes se déroulera du 4 au 9 juillet à Bordeaux. - Le premier Concours Cassado sera organisé cette année au Japon. Voir www.cassado-cello.jp

Pratique amateur

Soucieuse d'encourager la pratique amateur, la Mairie de Paris a décidé d'installer à l'auditorium Saint Germain (Paris 6è) la « Maison des pratiques artistiques amateurs ». Bénéficiant de la belle salle de 400 places et des autres espaces de cet auditorium, il sera possible d'organiser des activités en direction du grand public.

Internet

  • Pour vous procurer des enregistrements historiques tombés dans le domaine public, cliquez sur (www.classicalmusicmobile.com). Ces disques sont proposés au prix d'un euro !
  • Plus de 10 000 albums de musique classique peuvent être téléchargés en cliquant sur www.virginmega-classique.fr
  • On nous annonce la construction du site www.UncontePourUneVie.com qui présentera un recueil de Contes pour un Musicien, de Pascale Bertrand. Cet ouvrage est consacré à divers éléments de la théorie musicale (silence, modes majeur et mineur, intervalles, mesure, instruments de l'orchestre) ; par les images accessibles à tous, ces contes s'adressent aussi bien aux professionnels qu'aux amateurs et aux mélomanes

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REPERTOIRE

La Parole aux transcriptions

Jusqu'à une époque récente, notre répertoire paraissait bien mince, comparé à d'autres. Si, aujourd'hui, les compositeurs écrivent autant, voire plus pour le violoncelle que pour le violon, par exemple, ce n'est pas une raison pour se refuser le plaisir de jouer ou d'écouter des morceaux écrits à l'origine pour d'autres instruments, à condition naturellement qu'ils se prêtent à des transcriptions agréables. C'est ainsi qu'en enregistrant des mélodies hébraïques de Ravel et le Concerto pour alto de Béla Bartok, Sonia Wieder Atherton a brillamment rendu la politesse à nos amis altistes (voir rubrique disques), qui ont bien raison de picorer dans les répertoires du violon et du violoncelle.

Nous vous proposons aujourd'hui d'ouvrir une rubrique consacrée aux transcriptions pour violoncelle de pièces, de sonates, de concertos, voire, lorsqu'il s'agit d'ensembles, de scènes d'opéra, de cantates, etc.

A cette fin, nous remercions par avance nos lecteurs de nous signaler, et, éventuellement de commenter, des partitions ou des enregistrements particulièrement réussis d'oeuvres transcrites pour notre instrument.

Afin de contourner les réticences de certains, faisons remarquer que beaucoup de grands compositeurs ont donné l'exemple, en transcrivant eux-mêmes certaines de leurs oeuvres pour d'autres instruments. Un très bon exemple en est donné par Franz Liszt, dont Alexis Deschamps et Sébastien Vichard viennent d'enregistrer l'oeuvre pour violoncelle (voir rubrique Disques)

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Nam-June Paik (1932-2006)

Né en Corée, Nam-June Paik est un grand artiste contemporain surtout connu en tant que pionnier de l'art vidéo : ses sculptures, installations, performances et bandes vidéo constituent en effet l'une des plus importantes oeuvres de ce medium. C'est pourtant la recherche sonore qui l'a d'abord occupé. Après l'avoir rencontré en 1958, c'est avec John Cage qu'il a participé à l'expérience Fluxus, mouvement artistique international dont l'esprit provocateur et ludique descendait de Dada.

Nous reproduisons ici quelques unes de ses « vidéo sculptures » et autres images, où le violoncelle apparaît métamorphosé.


Violoncelle et Cinema (suite)

Dans le numéro 20 nous avons publié les illustrations de films dans lequel le violoncelle joue un rôle. Les lecteurs ont eu la gentillesse de nous envoyer d’autres images sur ce thème dont nous reproduisons ici quelques unes.